Durabilité du béton sous conditions hivernales

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Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:35

Durabilité du béton sous conditions hivernales

Publié à l'origine en novembre 1973.

E.G. Swenson

Le béton est un matériau de construction se prêtant à de nombreux
usages et largement utilisé. Cette excellente fiche de durabilité est
d'autant plus remarquable si l'on tient compte de la diversité des
conditions rigoureuses auquel il est soumis. Il existe cependant des
phénomènes susceptibles de lui infliger des dommages considérables si
l'on ne prend pas les précautions nécessaires bien connues. Parmi eux
figure l'action du gel qui engendre la détérioration du béton.

En matière de dommage dû au gel, le facteur critique est, comme dans
le cas de la plupart des phénomènes potentiellement destructeurs
impliquant le béton, l'état d'humidité du matériau. Seuls les éléments
en béton soumis à un mouillage continue ou fréquent sont susceptibles
d'être endommagés par les cycles de gel-dégel. L'emploi massif de sels
déglaçants, au cours de ces dernières années, a accru le problème posé
par les dommages dûs au gel. Les surfaces les plus sérieusement
affectées sont les surfaces horizontales et toutes surfaces, au niveau
ou près du sol, soumises, dans un état détrempé à l'action conjointe du
gel-dégel et des sels déglaçants.

Il est bien établi aujourd'hui, tant en laboratoire que sur place,
que l'on peut conférer au béton ordinaire une résistance considérable
aux conditions hivernales au prix de complications et de frais minimes
ou même nuls. Ce progrès est dû au fait que l'on comprend mieux la
nature du processus gel-dégel dans le béton; cette compréhension a
conduite à des techniques permettant de minimiser les dommages dûs au
gel.


Identification de Dommages dûs au Gel

La plupart des processus susceptibles de détériorer le béton
provoquent dans ce matériau une dilatation finale excessive et des
fissurations. Tel est le cas pour l'attaque par le sulfate et la
réaction alcali-granulat et, aussi, pour les dommages causés par le
gel. Bien que les conditions régnantes fournissent une bonne
indication, l'observation visuelle ne permet pas toujours d'identifier
à coup sûr le processus destructeur responsable.

Des difficultés surviennent souvent sur les surfaces horizontales;
les surfaces verticales ne sont généralement pas vulnérables, sauf aux
coins et aux rebords où l'absorption de l'humidité est élevée, ou près
du niveau du sol où l'éclaboussement peut être fréquent. Des zones de
problèmes peuvent prendre naissance là où l'écoulement est retardé, où
l'eau se trouve emprisonnée, ou encore où l'accumulation de neige se
prolonge.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:36

La fragmentation superficielle constitue peut-être le
résultat de dommage dû au gel le plus facile à identifier. Elle se
produit surtout sur les pavages, trottoirs et autres surfaces
horizontales; elle est aggravée par l'emploi de sels déglaçants. La
fragmentation a lieu sur une profondeur d'un pouce et plus et se
développe graduellement. On doit la distinguer de l'exfoliation de la
mince couche de laitance qui apparaît sur les surfaces de béton
contenant trop d'eau, ou qui a été soumis à une compaction ou à un
travail à la truelle excessifs.

Le mouvement dimensionnel différentiel qui se produit entre le béton
près de la surface et celui des couches plus profondes engendre la
formation d'une fissuration à motif ou à carte. Elle peut donc
résulter de l'action nuisible du gel aussi bien que d'autres processus
destructeurs. On peut observer sur des structures telles que
plateformes et quais l'aspect "peau d'alligator" qu'il adopte. On doit
faire une distinction entre le motif à carte dû au gel, qui prend
naissance à une certaine profondeur, et le faïençage qui donne
lieu à des craquelures fines comme des cheveux dont la profondeur ne
dépasse généralement pas celle de la couche de laitance. Le séchage et
le retrait dû à la carbonatation sont les causes courantes du faïençage.

Le gel engendre parfois une fissuration à motif de ligne D.
Les fissures se forment, dans ce cas, parallèlement aux et près des
rebords et des coins d'éléments tels que trottoirs et dalles de pavage.
On peut ordinairement relier ce phénomène aux contraintes dues à une
configuration particulière et à la facilité de mouillage des coins et
des rebords.

La désagrégation ou la pulvérisation révèle un état de
détérioration avancé imputable à d'autres processus autant qu'à
l'action du gel. On le rencontre souvent lorsque le béton a gelé au
stade plastique ou à celui de béton frais, ou dans le cas d'un béton de
très mauvaise qualité. On doit distinguer cette désagrégation en
profondeur de la surface pulvérulente qui est dû à un faible
matériau de laitance, ou à la carbonatation engendrée dans les enclos
chauffés aux salamandres lors de construction hivernale.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:36

Microstructure et État d'Humidité du Béton

La pâte de ciment durcie, comme le sable et les granulats de pierre,
constitue un matériau solide poreux pouvant absorber de l'eau. Tandis
que la teneur minimale en pores détermine la résistance et la stabilité
dimensionnelles maximales, la résistance maximale aux dommages causés
par le gel-dégel dépend des dimensions et de la répartition des pores
et des canaux capillaires, ainsi que du degré de saturation.

Les particules de sable et de pierre, acceptables en guise de
granulats dans un béton dense, possèdent des systèmes de pores qui ont
déjà supporté l'exposition aux rigueurs climatiques au cours des ères
géologiques. Elles sont donc à l'épreuve du gel à condition que le
degré de saturation n'excède pas une limite critique.

Lors du mélange d'eau et de ciment Portland, les réactions chimiques
d'hydratation commencent assez lentement à former de nouveaux composés.
Ces réactions se poursuivent au rythme le plus favorable lorsque les
températures sont modérées; elles tendent à ralentir lorsque les
températures sont basses et à accélérer lorsqu'elles sont élevées.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:37

Le volume total des produits résultant de l'hydratation est plus
important que le volume initial des particules de ciment; les vides
existant dans le mélange d'origine de granulat et de ciment vont, de ce
fait, en diminuant progressivement à mesure que l'hydratation se
poursuit. L'eau joue le rôle de réactif dans le processus d'hydratation
et l'eau du mélange initial s'épuise graduellement. Les produits de la
réaction adhèrent entre eux en engendrant la résistance élevée à la
compression bien connue de la pâte de ciment durcie; ils adhèrent
également aux particules de pierre et de sable.

L'adhérence entre granulat et pâte est susceptible de s'affaiblir au
stade plastique en raison du mouvement puissant de l'eau vers la pâte
(d'où un rapport eau-ciment excessivement élevé dans la région où doit
se produire le phénomène d'adhérence) ou de la pâte vers le granulat
(d'où quantité d'eau insuffisante pour l'hydratation dans la région où
doit se produire le phénomène d'adhérence). Ceci explique pourquoi les
granulats utilisés dans la fabrication du béton ne doivent être ni trop
secs ni trop humides.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:38

Il se produit, au cours du durcissement ou maturation du béton, une
diminution progressive du nombre et des dimensions des pores, une
augmentation de la résistance, et une réduction de la teneur en
humidité. Ces facteurs favorisent en général la résistance aux dommages
dûs au gel; il en résulte que la maturité du béton, à l'époque où il
subit le gel, joue un rôle essentiel dans sa durabilité.

L'excès d'eau de gâchage est indésirable parce que les vides du
mélange initial, remplis d'eau, se transforment en espaces libres dès
que l'eau non requis par l'hydratation s'est évaporée. Afin d'améliorer
l'ouvrabilité du mélange plastique, la quantité d'eau de gâchage est
cependant d'ordinaire beaucoup plus importante que celle qu'exige
l'hydratation. Il existe donc, même dans les conditions les plus
favorables, un système de vides considérable.

Dans le cas d'un béton dense, un séchage normal faisant suite à la
période de durcissement est souvent d'importance vitale pour
l'obtention d'une bonne résistance aux dommages causés par le gel.
Lorsque l'eau de gâchage a été largement utilisée par l'hydratation et
que la plus grande partie de l'eau en trop s'est évaporée, le processus
normal de réabsorption de l'eau provenant d'un nouveau mouillage est
très lent. Il est heureux que le mouillage périodique ultérieurement
subi, du fait de la pluie ou de la neige, par une dalle en béton
"sèche", réussisse difficilement à amener cette dernière au point de
quasi saturation. Il en est également ainsi pour les bétons à granulats
légers. Leur capacité totale d'absorption est beaucoup plus élevée que
celle des bétons denses, mais c'est la fraction de la saturation
complète qui joue le rôle crucial sous conditions de gel.

Une autre situation avantageuse consiste dans le fait que, sous
conditions normales de maturation, l'eau restant dans la pâte de ciment
durcie ne se congèle pas dans sa totalité sous l'effet du gel.
Certaines propriétés de l'eau qui, par adsorption, se dépose
directement sur les parois des espaces vides, lui confèrent une nature
complètement différente de celle de l'eau ordinaire. Suivant la
distance à laquelle elle se trouve de surfaces massives, l'eau adsorbée
ne se congèle pas à moins que les températures ne subissent une baisse
de 50, 60 degrés F, ou davantage, en dessous du point de congélation.
La superficie totale des vides étant très élevée dans la pâte de
ciment, la proportion d'eau de cette nature est très forte.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:38

Mécanismes des Dommages dûs au Gel et Rôle de l'air Entraîne

Plusieurs mécanismes connus expliquent les différentes formes
adoptées par les dommages infligés au béton par le gel. Ils peuvent
agir soit indépendamment, soit simultanément suivant l'état du béton et
le type d'environnement où sévit le gel. Si le degré de saturation
excède environ 91 pour cent, la formation de glace et l'accroissement
volumétrique d'environ 9 pour cent qui en résulte provoquent la rupture
en une ou deux gelées. Ces situations se présentent rarement. Elles
peuvent survenir dans le cas de bétons très frais dont les pores ont
encore de grandes dimensions, et qui sont encore près du point de
saturation; elles peuvent également exister dans le cas de bétons de
mauvaise qualité soumis à un mouillage continu.

Les bétons dont la teneur en humidité est bien inférieure à la
valeur de la "saturation critique" (91 pour cent environ) peuvent subir
avec le temps des dommages dûs au cycle de gel-dégel. Deux phénomènes
en sont responsables: le déplacement de l'humidité et la formation de
pressions dans la pâte. Tous deux peuvent être observés et mesurés. On
en donne depuis longtemps une explication basée sur le concept selon
lequel la glace se forme à partir de l'eau dans les pores les plus gros
tandis que les cristaux de glace grossissent en drainant l'eau des
parois des pores. Cette dessiccation partielle entraîne le drainage de
l'eau des pores les plus petits jusqu'à ce que, finalement, à mesure
que les cristaux de glace grossissent, la pression qui se développe
dans les pâtes denses provoque la rupture.

La Division des recherches en bâtiment a, pendant de nombreuses
années, effectué des études portant sur la congélation de l'eau dans
les matériaux poreux. Il semble qu'il soit possible d'apporter d'autres
explications à son action destructrice.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:39

Suivant n'importe quel de ces concepts, l'incorporation dans la pâte
de ciment de pores vides et bien répartis tend à empêcher le
développement de pressions excessives et, par suite, à réduire les
dommages disruptifs. Cette théorie explique la remarquable amélioration
de la résistance au gel du béton due à l'occlusion d'air.

Un agent-entraîneur d'air est un matériau organique. Ajouté au béton
en très petites doses (1 pour cent ou moins du poids de ciment) comme
adjuvant, il provoque, au cours de l'opération de mélange, la formation
d'une mousse génératrice de bulles d'air. Dans les conditions
optimales, ces bulles sont espacées au plus de 0.01 pouce environ, leur
diamètre maximal étant du même ordre de grandeur. L'entraînement d'air
total dans un béton ordinaire doit être environ 5 à 7 pour cent en
volume.

La formation de lentilles de glace, comme on en rencontre dans le
cas de soulèvement des sols dû au gel, ne constitue pas, dans un béton
dense normal, un mécanisme destructeur d'importance majeure. Il
s'exerce comme effet directionnel dans certains cas où la pâte de
ciment est déjà atteinte de détérioration sérieuse imputable à d'autres
processus, parmi lesquels figure le cycle gel-dégel. Il constitue donc
plutôt un résultat final qu'une cause primaire de destruction.

La raison pour laquelle la présence de sels déglaçants accroît la
nocivité de l'effet du gel-dégel n'est pas encore clairement
déterminée. On utilise généralement sur les trottoirs, pavages et
autres surfaces, du chlorure de calcium et du chlorure de sodium. Il
est intéressant de noter que, sous les mêmes conditions de cycle de
gel-dégel, des substances n'ayant aucun rapport chimique commun, telles
que le glycol, l'alcool et l'urée, aggravent la fragmentation du béton
de manière similaire.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:40

Le gel du béton à l'état plastique se traduit habituellement par des
dommages permanents, même s'il ne survient qu'au cours d'un seul cycle.
La formation de lentilles de glace peut se produire en pareil cas. Le
changement volumétrique qui va de pair avec le gel tend à augmenter la
séparation entre les particules de ciment et les granulats, de sorte
que la fusion ultérieur par les produits d'hydratation peut n'être que
partiel. Après durcissement, ces bétons sont beaucoup moins résistants
et beaucoup plus poreux.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:41

Méthodes d'Évaluation de la Résistance au Gel

La vitesse et le degré d'absorption ont constitué pendant nombre
d'années les moyens permettant de prévoir la durabilité du béton au
dommage par le gel. Simples et peu coûteux, les essais ne présentent
malheureusement qu'une mauvaise corrélation avec le comportement réel.
La méthode d'essai généralement acceptée consiste à soumettre des
échantillons de béton au cycle de gel-dégel. Il s'agit essentiellement
d'une simulation du cycle naturel, à cette différence près qu'elle est
plus rapide et fournit des résultats dans un délai raisonnable. On
détermine ordinairement le taux de détérioration en mesurant les
fréquences de résonance à partir desquelles le module dynamique peut
être calculé. La perte de poids constitue un autre moyen mais plus
sujet à caution.

L'essai basé sur le cycle de gel-dégel permet d'estimer de manière
raisonnablement satisfaisante le comportement en service d'un mélange
donné de béton. Il présente toutefois de sérieux inconvénients.
L'équipement nécessaire est assez onéreux et les organismes canadiens
qui en disposent sont peu nombreux. La normalisation de facteurs tels
que vitesse de cyclage, températures minimales de gel, matériaux de
référence, n'a pu être réalisée; on n'a pas réussi non plus à
déterminer si le gel devait se produire dans l'air ou dans l'eau. Il
faut enfin un mois au moins pour effectuer cet essai.

On mesure la résistance aux sels déglaçants en soumettant à des
cycles de gel-dégel des sections de dalle en béton dont on couvre les
surfaces supérieures de solutions salées. On mesure leur détérioration
d'après leur degré de fragmentation, puis on tire les conclusions qui
s'imposent par comparaison avec des bétons de référence dont on connaît
le comportement.

Il existe un autre essai que l'on ne saurait sous-estimer. On le
connaît sous le nom de "méthode de traverse linéaire". Il consiste à
déterminer, au moyen d'un microscope optique, dans la pâte de ciment
durcie ou le béton, la teneur et l'espacement en bulles d'air. On
découvre aisément ainsi si l'air entraîné fournira une protection
adéquate. En ce cas encore, l'équipement nécessaire est très coûteux et
peu nombreux sont les organismes qui en disposent. La simple mesure, à
l'aide d'un compteur d'air, de la teneur en air du béton à l'état
plastique, indique si l'addition d'air est suffisante ou non, mais ne
renseigne ni sur les dimensions des bulles d'air, ni sur leur
répartition dans la masse du béton.

Il est toutefois possible, malgré les difficultés d'évaluation
précitées, de conférer aux bétons apparents une résistance adéquate au
gel en suivant les méthodes recommandées ci-après.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:41

Mesures Préventives et Méthodes Appropriées

Dans le cas des éléments soumis aux cycles de gel-dégel, le facteur
dont dépendent essentiellement les dommages dûs au gel est la teneur en
humidité du béton. Aussi un facteur de conception très important
consiste-t-il dans un drainage adéquat assurant l'écoulement rapide de
l'eau.

La résistance à l'action du gel des éléments en béton destinés à
subir un mouillage continu ou fréquent, et plus spécialement encore
l'action des sels déglaçants, devrait être établie par un essai
préliminaire. Cette exigence s'applique aux éléments préfabriqués aussi
bien qu'aux bétons placés in-situ, et ce, que l'entraînement d'air
entre, ou non, dans le procédé de fabrication. Des spécifications aussi
restrictives ne seront normalement pas imposées à des éléments qui, de
par leurs fonctions, subiront des conditions moins rigoureuses; tel est
le cas pour les panneaux muraux. L'entraînement d'air doit cependant
être exigé pour tous les bétons apparents, sauf lorsque les procédés de
fabrication fournissent d'autres garanties contre les dommages causés
par le gel, a savoir densité élevée et porosité faible.

Il est remarquable que l'entraînement d'air ne se réalise que sur
une gamme restreinte de consistances plastiques du béton
(affaissement). Les mélanges très mouillés ou très secs ne permettent
pas un entraînement d'air satisfaisant quant à la grosseur et à la
répartition des bulles. La survibration et la finition excessive à la
truelle nuisent également à l'entraînement d'air.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:41

La méthode recommandée pour produire un béton hautement résistant
aux attaques les plus sérieuses du gel et des sels déglaçants est bien
au point et est généralement adoptée par les ingénieurs de la
construction. On utilisera les méthodes qui suivent avec discrétion et
discernement.


  1. Les éléments constitutifs du béton, granulats, ciment, eau et
    adjuvants, doivent être conformes aux limites normales imposées par les
    spécifications pour usage général. Le dosage doit également satisfaire
    aux règles de la bonne pratique normale.
  2. Le béton traité à l'entraînement d'air et prévu pour usage dans des
    conditions rigoureuses doit être de classe 3500 à 4500 lpc. Le rapport
    eau-ciment ne doit pas dépasser 0.45 et l'affaissement ne doit pas
    excéder 3½ pouces.
  3. On doit consacrer une attention spéciale à la compaction. Le
    serrage manuel ou le vibrage doivent donner naissance à un produit
    dense et homogène. Aucun de ces deux procédés ne doit être pratiqué
    avec excès sous peine de provoquer la ségrégation. Les mélanges dont le
    degré d'affaissement est élevé sont particulièrement sensibles.
  4. La finition constitue une opération critique en ce sens que la
    laitance en excès est sensible à l'action du gel, surtout en présence
    de sels déglaçants. L'aplanissement à la règle, ou nivelage, devrait
    être suivi de quelques passes à la truelle de bois ou autre méthodes de
    manière à n'apporter à la surface ni eau ni particules fines. On
    évitera de lisser à la truelle d'acier les bétons à affaissement normal
    dans les sections horizontales qui doivent subir ultérieurement des
    conditions rigoureuses. On ne tolérera le lissage à la truelle d'acier
    que sur bétons à affaissement très faible ou nul; leur mise en place et
    leur compaction sont toutefois plus onéreuses, et l'entraînement d'air
    est difficile à réaliser; aussi ne les emploie-t-on normalement pas à
    l'extérieur.
  5. Une bonne méthode de durcissement est nécessaire pour assurer une
    maturité adéquate. On peut dire, indépendamment du rôle important joué
    par l'air entraîné, que plus la période d'hydratation optimale est
    longue, plus résistant sera le béton aux dommages causés par le gel.
    Suivant la rigueur des conditions régnantes, la période minimale de
    cure humide par températures modérées devra varier entre 3 à 10 jours.
    On peut hâter la maturité en utilisant des ciments à haute résistance
    initiale (méthode onéreuse) ou un adjuvant accélérateur de prise.
  6. Le séchage à l'air du béton après durcissement initial est
    essentiel dans tous les cas où existe une probabilité d'exposition à
    l'action des sels déglaçants. On procédera à la mise en place des
    bétons de dalle-sur-sol longtemps à l'avance de l'arrivée des
    températures inférieures au point de congélation; ils pourront ainsi
    bénéficier d'une période de séchage suffisante et parvenir à maturité.
  7. L'application d'un hydrofuge clair et pénétrant, tel que l'huile de
    lin bouillie, constitue une étape finale ordinairement réservée à des
    surfaces telles que les sols de garage qui auront à subir des
    conditions sévères imposées par les sels déglaçants. On peut s'attendre
    à ce qu'un traitement de cette nature entraîne un certain changement de
    couleur.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:42

L'exposition à l'eau de mer entraîne au Canada des conséquences
sérieuses en raison de la conjugaison des conditions de gel et de la
haute teneur en humidité au niveau et au voisinage de l'eau. Le facteur
durabilité exige, en ce cas la prise de précautions consistant, en plus
de l'entraînement d'air, dans une densité élevée et une porosité
faible. Les sections des structures hydrauliques soumises au gel et au
dégel requièrent des précautions analogues.

Il est intéressant de noter que certains bétons à base de granulats
légers peuvent acquérir, malgré leurs coefficients d'absorption élevés,
une extrême résistance à l'action du gel, et même a celle des sels
déglaçants, s'ils contiennent de l'air occlus. Il existe, d'un autre
côté, des bétons dont la fabrication repose sur des procédés spéciaux
de préfabrication excluant l'entraînement d'air et qui semblent
bénéficier d'une résistance élevée aux conditions les plus rigoureuses.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 20:42

Conclusion

Que l'entraînement d'air soit, ou non, spécifié, les fabricants de
béton préparé fournissent généralement pour structures exposées un
béton à air occlus. Ils préfèrent d'une part limiter le nombre des
mélanges et l'emploi d'un agent entraîneur d'air présente les avantages
supplémentaires d'une meilleure ouvrabilité, une diminution de l'eau de
gâchage et du ressuage et une résistance souvent amélioré. Les
fabricants sont également conscients du fait qu'ils sont responsables
de la fourniture d'un béton dont le comportement sera satisfaisant. Si,
comme c'est parfois le cas lorsqu'on veut assurer à un plancher
intérieur la qualité optimale de finition, un acheteur désire un béton
non traité à l'entraînement d'air, il sera bien avisé de la spécifier.

L'emploi d'air entraîné dans le béton ne garantit pas à lui seul la
résistance aux dommages dûs au gel. On devra, de plus, suivre les
différentes étapes mentionnées dans le paragraphe traitant des méthodes
appropriées. Un béton dense, bien compacté, dont le rapport eau-ciment
est faible, peut acquérir une résistance élevée aux conditions
hivernales.

La vaste expérience acquise en laboratoire et sur chantiers montre
l'importance du rôle joué, dans la conception d'éléments et de
structures en béton, par des dispositifs de drainage et d'écoulement
adéquats.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par muhamad le Dim 24 Juin - 23:14

salam khoya
rbi yahfdek w ykhalik lina khoya;

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Dim 24 Juin - 23:42

merci

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par benzaala le Lun 23 Juil - 11:40

C'est un thème très bon; mon frère, que vous avez présenté.

Mon amis j'ai besoin de votre aide.... si vous pouvez.
je travaile sur le sujet de la durabilité du béton, point de vue diangnostic et réparation des désordres prosuisant dans les éléments de béton armé, mais j'ai recontré quelque problèmes concernant les étapes du diagnostic surtout ce que concerne les pathologies fissuration, eclatement, et désintégration et leur méthode de réparation.

si, si vous pouvez de m'aider avec meme un peut d'informations concernant ce qui précede.

merci, quelque soit le futur intervention.

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par bentafat_rachid le Lun 23 Juil - 12:44

benzaala a écrit:C'est un thème très bon; mon frère, que vous avez présenté.

Mon amis j'ai besoin de votre aide.... si vous pouvez.
je travaile sur le sujet de la durabilité du béton, point de vue diangnostic et réparation des désordres prosuisant dans les éléments de béton armé, mais j'ai recontré quelque problèmes concernant les étapes du diagnostic surtout ce que concerne les pathologies fissuration, eclatement, et désintégration et leur méthode de réparation.

si, si vous pouvez de m'aider avec meme un peut d'informations concernant ce qui précede.

merci, quelque soit le futur intervention.

merci et tu auras des articles qui touchent ce sujet

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

Message par taoufik le Mar 28 Aoû - 19:09

merci pour ce site

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Re: Durabilité du béton sous conditions hivernales

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